À Tours, en Indre-et-Loire, les professionnels du journalisme se retrouvaient, du 27 au 31 mars 2023 pour les Assises du Journalisme. Conférences, débats, rencontres et ventes de livres, permettaient au public de s’informer sur le sujet. Les étudiants en journalisme étaient de la partie, sollicités pour animer des émissions de radio et « prendre le métier en main ».

Le 1er avril, le Salon du Livre du journalisme clôture l’événement à la bibliothèque de Tours, lieu public mobilisé pour la journée.

Résultat d’un partenariat entre la ville de Tours, la librairie, et les maisons d’édition, le salon donne l’occasion de rencontrer les auteurs présents. Chaque livre apporte une lumière sur la profession.

A 9h30, la ville s’éveille donc tranquillement. L’armée de Terre occupe déjà, de son côté, la place Anatole France pour informer les jeunes et recruter les volontaires.

Une bénévole du Salon du Livre trouve les portes de la bibliothèque encore fermées, dans 30 minutes elle pourra entrer et s’affairer. Le temps d’un café au Starbucks d’à côté pour papoter.

-« Je suis bénévole à La Boîte à Livres,  librairie partenaire du salon. Les salariés de la librairie sont mobilisés pour installer les tables, disposer les livres des auteurs aux endroits correspondants.

Je suis parisienne, d’origine, j’ai travaillé dans l’édition chez Gallimard. Ici je donne un coup de main. J’aperçois ma collègue dehors, je vous laisse ».

La bibliothèque une fois ouverte, le coin de lecture est réquisitionnée pour installer les tréteaux et poser les nappes en papier. Margot, chargée de communication de la librairie partenaire, jongle avec les stocks de livres et le plan de table. Le salon commence à 14h.

A 10h15, une salariée de la bibliothèque a des nouvelles des auteurs programmés : Michel Denizot ne viendra pas, pour motif familial. Ni Raphaëlle Bacqué, elle doit partir en reportage à l’étranger. »

L’actualité a le sens des priorités…

Les portes de la bibliothèque restent ouvertes au public, c’est dans l’esprit de l’événement.

A 14h, les auteurs, qui étaient partis déjeuner, reviennent. Ils sont programmés, chacun leur tour, pour une conférence autour d’une table de l’ « Atrium », au cinquième étage. La dessinatrice Coco vient  parler de son dernier livre, « Dessiner encore », interviewée  par M. Jérôme Bouvier, journaliste et organisateur de la manifestation. Une amie, ou chargée de relation presse, accompagne Coco toute la journée,  pour faire face sereinement à cette manifestation publique.

Jérôme Bouvier invite donc  la dessinatrice à s’assoir, et commence son questionnement avec pudeur :

 Comment continue-t-elle à travailler malgré le traumatisme des attentats, de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015 à Paris ? A-t-on le droit de tout dire dans les dessins ? Le public est attentif et pose des questions sur la liberté d’expression.

Fin de la conférence-débat. Au tour d’Hélène Devynck, de prendre la parole en tant qu’auteure. M. Bouvier laisse sa place à un autre interviewer.

Coco prend congé, certains spectateurs s’en vont, d’autres changent de place. Un salarié de la librairie veille alors que les sièges occupés n’entravent  pas la circulation, les repositionne et invite le public à retrouver son attention.

Au rez-de-chaussée, les auteurs sont en pleine dédicace. Bénévoles et salariés naviguent entre le stock de livre et les tables, assurent les encaissements, espèces, chèques ou carte bleue. Debout dans les allées, les journalistes locaux, qui se connaissent, échangent sur l’événement. D’autres sont à l’affût de nouveaux invités attendus, le micro à la main.

18h30 : les dédicaces prennent fin et les livres retrouvent les stocks de la librairie. On débranche les TPE.

Jacques Legros, encore tout récent  présentateur du JT de 13h sur TF1, bavarde avant de partir. La responsable de la bibliothèque de Tours s’assure que tout le monde rentre bien et ferme les portes de la bibliothèque.